Entre 10 et 20 millions pour la musique

La manne du Tax shelter devrait donc permettre aux producteurs scéniques de financer jusqu’à 1/3 de chaque spectacle. Une belle bouffée d’oxygène. Le Théâtre royal de La Monnaie, qui aura perdu 20% de subsides entre 2008 et 2018, est ainsi la première institution culturelle fédérale à signer avec un leveur de fonds spécialisé, Taxshelter.be. Préparant des productions à vocation internationale – donc gourmandes en moyens –, le directeur général de La Monnaie, Peter de Caluwe, espère lever quelques 2 millions d’euros par an. Soit l’équivalent des recettes de mécénat privé et de sponsoring de l’institution.

Pour Gunther Broucke, directeur du Brussels Philharmonic, le mécanisme est également accueilli à bras ouverts : C’est un excellent mécanisme pour activer l’argent dormant. Nous pensons qu’en vitesse de croisière, le Tax Shelter pourra nous soutenir à hauteur de 1,2 millions d’euros par an. Pour faciliter l’accès aux fonds, le Brussels Philharmonic s’est associé à uFund, un intermédiaire spécialisé qui estime que la taille du marché devrait se situer entre 10 et 20 millions. Contre 150 millions pour le cinéma.

 

Bémol, de taille, les musiques non classiques (rock, pop, jazz, …) sont exclues du mécanisme.

 

Source: www.conseildelamusique.be

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