Les contradictions de la démocratisation culturelle, par Gisèle Sapiro

Le monde culturel est traversé de contradictions qui le travaillent depuis l’avènement d’un marché des biens symboliques au XVIIIe siècle.

 

En effet, au moment où le commerce des œuvres commence à remplacer le système du clientélisme et du mécénat d’Etat, s’élaborent à la fois une éthique de désintéressement de l’artiste et l’idée que l’œuvre d’art est une fin en soi. 

 

Selon Kant en effet, le plaisir esthétique est un plaisir désintéressé, qui se distingue de l’utile et de l’agréable. A la même époque, l’idée que le créateur ne doit pas se soumettre aux attentes d’un public de plus en plus large, sous peine de produire une culture au rabais, ne satisfaisant pas aux exigences de son art, fait aussi son chemin.

 

La dissociation qui s’est opérée entre culture savante et culture populaire est largement le produit de cette double conception de l’art comme activité désintéressée.

Source: www.telerama.fr

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